SEPTEMBRE

Fabienne Jousse, une nouvelle artiste nous rejoint à la galerie

Fabienne Jousse travail le dessin, à l’encre. Inspirée par la science et la nature, le monde à toutes les échelles, et dans toutes ses dimensions. En pleine conscience de faire partie d'un tout. Elle établie un protocole pour chaque dessin, des instructions basées sur la répétition. Cette façon de procéder lui permet de se laisser guider, et de faillir lorsque son geste trouve son propre rythme. Au fur et à mesure du trait, elle arrive au point de jonction entre le contrôle et le lâcher-prise. A chaque fois, le même rituel. Fabienne Jousse pratique la répétition d'un geste simple et précis. Elle trace une ligne, noire, à la main levée, sur du papier blanc.

Sa démarche est minimaliste, la graphie élémentaire. La ligne, le point, une couleur, majoritairement le noir. Les dessins font partie de séries.

Puis elle recommence, presque la même, au plus près. Chaque courbe, tremblement, la guide versune autre ligne. Le dessin devient geste chorégraphique au fil de chaque seconde il fixe l'artiste dans l'instant et l'invite à voir comment la matière prend vie. Elle tourne autour de la ligne, jusquà ce qu'elle devienne mouvement. Les ondulations et rythmes invitent aussi à des sensations de nature, car c'est d'elle au fond qu'il s'agit, au sens propre comme au figuré.

L'abstraction des lignes, l'absence d'horizon, de perspective, voire même de sens à l'image, invite le regardeur à se représenter son propre monde. tels un mantra, une méditation, une transe sereine, entrela nature et l'interiorité, un récit de l'intime prend corps et s'expose.

 

Les belles créations d’Élise Lefebvre

Au blanc du plâtre et aux bruns des terres, elle mélange les couleurs et les motifs des tissus restés au fond de ses poches. Avec ce mélange particulier, elle a su se créer une identité certaine.

La curiosité est un joli défaut, qui tout au long de son parcours lui a fait rencontrer des personnages hors-normes tels que Guy Eliche modeleur mouleur, Nestor Perkal, directeur du Craft et Valéria Polsinelli, céramiste.

Depuis juillet 2004, installée dans son propre atelier à Limoges, elle y continue ses recherches autour de l’art de la table et des bijoux.

Ses collections aux formes simples et épurées s’empilent pour un moment sur les étagères et colorent l’atelier de pois, de rayures ou de motifs floraux. Ces  créations sont produites en petites séries.

 

 

Un questionnaire, un univers: ce mois-ci Sabatina Leccia

1- Un artiste ou un mouvement qui compte pour vous ?
Le travail très poétique sur la lumière et la couleur de l’artiste contemporaine Ann Veronica Janssens.
2- Un écrivain ou un livre qui vous accompagne ?
Les livres de l’ethnologue spécialiste du Grand Nord Jean Malaurie.
3- Un voyage qui vous a inspiré ?
Deux voyages ont certainement eu des influences sur mon travail. Le premier est un voyage d’un mois que j’ai effectué avec mes parents quand j’avais 8 ans au Japon. Nous avons résidé un mois à Kyoto et la culture extrêmement raffinée et délicate du japon traditionnel m’avait particulièrement marqué à cette époque.
Ensuite, beaucoup plus tard, il y a 2 ans, je suis partie en Islande et les paysages lunaires et désertiques de ce pays m’ont fortement inspirés.
4*- Un tableau, sculpture, installation, dessin... que vous aimez ?
La vague d’Hokusaï.
5- Un designer ou un artisans dont vous appréciez les créations ?
Actuellement, j’ai envie de développer un travail sur le papier et je suis avec beaucoup d’intérêt les oeuvres sur papier de Lauren Collin.
6*- Une collaborations avec un autre artiste que vous avez faite ou que vous souhaiteriez faire ?
J’ai collaboré pour mon plus grand plaisir avec l’artiste Alix Waline qui réalise de grandes fresques murales en pointillées qui peuvent faire penser à des nuées ou des nuages. Cette collaboration a eu un impact très fort sur mon travail personnel actuel.
7- Un mantra ou petite phrase qui vous accompagne au quotidien ?
« La beauté sauvera le monde ».
8*- Une architecture ou un monument qui vous intéresse ?
Les maisons suspendues dans les arbres du peuple Korowai
9- un compositeur, un chanteur ou un morceau de musique à écouter ?
Lorsque je brode ou dessine, les musiques poétiques de Léonard Cohen m’accompagnent souvent, elles m’aident à m’évader et à me concentrer sur mon travail.
10*- Une exposition qui vous a marqué ?
L’exposition qu’il y avait eu à Beaubourg sur l’artiste japonaise Yayoi Kusama et surtout la pièce Infinity Mirror Room.