OCTOBRE

Les nouvelles pièces de la céramiste Paule Fattaccioli

« Toute ma recherche tend vers un point d'équilibre, forcément imparfait »
Paule Fattaccioli, céramiste

Je créé des objets utilitaires, des pièces uniques, faits pour la vie quotidienne et faits pour durer.
Des bols, des carafes, des plats... des objets humbles aux formes simples, fruits d'un savoir-faire ancestral, qui traversent le temps.
Du grès et de la porcelaine, des lignes tendues, des matières brutes partiellement émaillées, des empreintes d'engobe, d'oxyde, de la monochromie... Je travaille autour d'une ligne de tension qui traverse les pièces les plus fines  jusqu'à devenir une épure. Toute ma recherche tend vers ce point d'équilibre forcément imparfait. Comme l'est celui de la terre et des pierres façonnées par le temps, le vent et l'eau. Rugosité de la terre, transparence de l'eau et de la lumière... C'est ce mélange de brutalité, au sens de matière brute, et de délicatesse qui est au coeur de mon travail.
La terre impose l'humilité et la simplicité la rigueur. Mon désir est que chacune de mes pièces en soit le témoignage. 

 

Exposition de Sylvie Duval

Exposition de Sylvie Duval au Château de Hamet à Plailly.
Du 7 au 22 Octobre 2017, les vendredi, samedi et dimanche de 14h à 19h 30 et sur rendez-vous.
Château de Hamet : 2 rue Constant Hamet 60 128 Plailly

L' encre de chine est l'élément indispensable à sa création. En se liant à l'eau l'encre lui permet de décliner toute une palette allant du blanc le plus lumineux au noir le plus profond.

Les contrastes et les nuances s'expriment souvent au travers de paysages qui semblent là comme support à nos émotions et nos sentiments, ils ne sont jamais une fin en soi. La représentation est à la fois puissante et évanescente.

De son travail se dégage beaucoup d'humanité et nous autorise une projection très personnelle.

Les Inspirations de Florence Gillet

1 - Un artiste ou un mouvement qui compte pour vous ?
Josef Albers.

2 - Un écrivain ou un livre qui vous accompagne ?
Nathalie Sarraute.

3 - Un voyage qui vous a inspiré ?
Les Cyclades.

4 - Un tableau, sculpture, installation, dessin… que vous aimez  ?
Koichi Kurita, « 400 terres de Loire, de la source à la mer », exposition « Jardins », Grand Palais, 2017.

5 - Un designer ou un artisan dont vous appréciez les créations ?
Le travail de Claire de Lavallée,sculptrice et céramiste

6 - Une collaborations avec un autre artiste que vous avez faite ou que vous souhaiteriez faire ?
Un livre illustré par mes eaux-fortes « Le Noir de l'errance », textes de Gilbert Lascault, eaux-fortes de Florence Gillet, éd. L’Escampette, en 2004.

7 - Un mantra ou petite phrase qui vous accompagne au quotidien ?
« Le mieux est l'ennemi du bien. »

8 - Une architecture ou un monument qui vous intéresse ?
Le centre Paul Klee à Berne de Renzo Piano.
 

9 - Un compositeur, un chanteur ou un morceau de musique à écouter ?
Bach, Jacques Dutronc, « Misty» d'Eroll Gardner.

10 - Une exposition qui vous a marquée ?
La rétrospective Penone au centre Pompidou en 2004.
 

A voir ce mois-ci : Karla Black aux Beaux-Arts de Paris

Karla Black utilise des matériaux de la vie quotidienne tels que papier toilette, coton, savon, cellophane, cosmétiques, ainsi que des matériaux relevant du champ de l’art comme le plâtre ou les pigments colorés. Si son travail fait référence à la peinture et à la sculpture, ses œuvres défient les limites du cadre et la gravité de la matière. Karla Black se libère de la logique du mur déjà remise en cause aux origines de la modernité puis dans de nombreuses pratiques artistiques des années 1970. Elle pense un champ résolument élargi du pictural en référence aux artistes de l’expressionisme abstrait ou de la color field painting américaine.
C’est une recherche subtile sur la lumière, la couleur, la fluidité, l’évanescence des formes. Certaines œuvres relèvent du geste, à la lisière de la performance, et sont de véritables propositions immersives que le spectateur expérimente physiquement et visuellement sans aucun recours à la narration, à la représentation ou à la métaphore. La plupart du temps réalisées in situ, elles prennent en compte leur lieu d’apparition. D’une extrême fragilité, les formes aériennes ou déposées délicatement sur le sol offrent une sensation d’immatérialité. Les couleurs pâles, allant du vert pistache au rose clair, accrochent la lumière et s’approchent au plus près de la vibration picturale.

Karla Black aux Beaux-Arts de Paris du 20 Octobre 2017 au 07 janvier 2018