JANVIER

Le choix du noir et blanc

Si l'un évoque la tristesse et le mystère, l'autre fait allusion à la luminosité et pureté. Totalement opposées, ces deux tonalités s'unissent pourtant parfaitement.

De Malévitch en passant par Soulages,, Hartung ou Kline… Nos artistes s'inscrivent dans cette lignée, en y ajoutant chacun la singularité de son univers. Tout est possible avec le blanc du papier et le noir de l'encre, du fusain ou du crayon. L'essentiel est dans la tension entre ces deux pôles complémentaires. Du noir-noir au blanc le plus clair, se disent tous les contrastes du Plein et du Vide. Noir et blanc se valorisent mutuellement , s'opposent et se rejoignent dans l'infinité de tous les gris.

De cette promiscuité du plein et du vide naît un dialogue pictural d'où est exclue toute digression de la couleur. Le noir-et-blanc concentre l'âme. La couleur complexifie, tandis que les dégradés de noirs simplifient notre perception sans l’appauvrir.

Alors cédez à l'envie de cet accrochage!

Une nouvelle artiste à la galerie: Muriel Dorembus

Les paysages de Muriel Dorembus sont de nulle part. Les cieux entrent en fusion avec les éléments terrestres et s'infiltrent dans le miroir des montagnes, des rochers, de l'eau. Toujours présent, le partage entre ciel et terre se dérobe pourtant à notre regard. Nous demeurons suspendus entre rêve et réalité. Muriel Dorembus nous invite à un voyage intérieur où le lointain et l'intime se rencontrent. La légèreté de l'encre, quelques rehauts d'acrylique suffisent à exalter nos états d'âme.
Les couleurs, dans leurs présences tenues et ténues scintillent, telles des pépites au sein de sédiments et concrétions de gris et de bruns délavés, érodés par les pluies et les orages.
Ne restent que la minéralité de l'absence.
Muriel Dorembus ne veut rien, rien cerner, rien enfermer, elle nous ouvre juste les horizons et les regards de son intime silence.
Feuille après feuille, la peinture se structure, s’affine pour inventer une écriture, le livre peint d’un monde intérieur.
 

 

Dans l'atelier de Raphaëlle Boutié


Qui n'a pas rêvé de se glisser dans l'atelier d'un artiste pour comprendre son univers, découvrir ses gestes, tenter de percer à jour ses secrets ?…
C’est là que s’élabore « sa cuisine », c’est aussi souvent son lieu de  transmission et d’enseignement.

L’atelier fait pénétrer le spectateur dans l’univers secret de la création : en découvrant ces lieux, il se glisse dans l’intimité de l’artiste et de ses œuvres.
Cet intérêt pour les coulisses de la création la galerie Première Oeuvre se propose de vous le faire partager en prenant rendez vous et en rencontrant l’artiste sur son lieu de création. Cela vous permettra de saisir son travail dans toute sa globalité et d’acheter sereinement une oeuvre.
L’atelier est un espace qui s’imprègne de la présence de l’artiste. Aujourd'hui, il reste le lieu du « faire » . Création, production: l’atelier donne toujours à voir l’artiste donc n’hésitez pas à nous contacter et rencontrer nos artistes dans ces lieux où tout se fait!
L’atelier de Raphaëlle Boutié est niché au fond d’une cour au calme, dés que l’on entre la grande verrière et les couleurs des toiles illuminent l’epace,
Ce bric à brac peut paraitre déroutant mais l’artiste sait parfaitement où sont ses toiles, et il y en a des toiles!
Les couleurs animent ce lieu et l’on sent l’énergie de cet atelier qui fait écho à celle de l’artiste.

 

Chaque mois le regard d'une historienne d'art sur un musée: ce mois-ci Guimet

Qui peut imaginer aujourd'hui un monde sans musées tant ils font partie du paysage culturel partout dans le monde? Du plus prestigieux au plus modeste, du plus généraliste au plus incongru. Cela reste  pourtant une forme d'institution récente puisque l'idée éclot au cours du XVIIIè siècle et les grands musées naissent au cours du XIXè
La plupart ont pour noyau de leur collection, des œuvres acquises par un collectionneur parfois privé, souvent visionnaire.
Par exemple le musée des Arts Asiatiques Guimet porte le nom de son fondateur Emile Guimet (1836-1918)
Né à Lyon, héritier de l'entreprise industrielle fondée par son père, il se passionne pour la culture et l'éducation.
Il a très tôt le goût et les moyens de voyager à l'étranger  en Europe, en Afrique du Nord…Son  premier voyage en Egypte en 1865-1866 le marque profondément: il se met à collectionner, à étudier les antiquités égyptiennes et à s'intéresser à la question des musées
Il entreprend un tour du monde en 1876 à partir de Philadelphie à l'occasion de l'Exposition  Universelle. Après les Etats-Unis il se rend en Asie muni d'un ordre de mission du Ministre de l'Instruction Publique afin d'étudier les religions orientales.
Il découvre le Japon qui s'ouvrant à l'Occident lui facilite ses recherches et lui permet de réunir de nombreux objets de culte et des textes. Il visite aussi la Chine, Ceylan et l'Inde du Sud
De retour à Lyon, il établit un "musée religieux" inauguré par Jules Ferry en 1879 et crée une revue : la Revue de l'histoire des religions.
Déçu par l'accueil qu'il reçoit dans sa ville natale, il décide de transférer son établissement à Paris, un accord avec l'Etat est trouvé en 1885. Le musée Guimet de l'avenue d'Iéna était né. Emile Guimet