MARS

La ruche et le travail d'Isabelle Geoffroy Dechaume

C’est dans ce lieu porteur d’histoire que travaille Isabelle Geoffroy Dechaume, artiste chez PREMIÈRE OEUVRE.

Le mot ruche évoque naturellement en premier lieu le lieu de vie des abeilles, mais c'est une cité d'artistes située au coeur de Paris que nous allons évoquer ici.
Créée en 1900 par le sculpteur Alfred Boucher ému par la piètre qualité de vie des artistes, il veut en faire un lieu de vie et de travail. Il le nomme la Ruche pour rappeler l'activité intense des artistes;
Il achète un terrain au 2 passage Dantzig dans le 15ème arrondissement et rachète aux enchères de nombreux éléments provenant de l'Exposition Universelle de 1900.
La structure de la Rotonde est signée Gustave Eiffel.
Les façades et toitures du bâtiment sont inscrites aux Monuments Historiques depuis 1972.
De nombreux artistes de renom s'y sont succédés : Soutine, Chagall, Léger, Zadkine  entre autres et après la Première guerre Mondiale, elle supplante même le Bateau-Lavoir de Montmartre en terme de renommée artistique.
Elle existe toujours de nos jours, financée depuis 1985 par la Fondation La Ruche-Seydoux grâce à la donation de Geneviève Seydoux. De nombreux artistes y résident et y travaillent dont Isabelle Geoffroy-Dechaume  de la galerie Première Oeuvre et Ernest Pignon-Ernest.
Elle n'est pas ouverte au public mais bénéficie d'un nouvel espace d'exposition depuis début 2017.

Vous pouvez retrouver le travail de cette artiste sur le site de la galerie PREMIÈRE OEUVRE et à la galerie Susse Frères, 56 à 62 galerie de Montpensier, Paris 1er du 23 mars au 08 avril 2017.

La Ruche  :   http://laruche-artistes.fr/

Galerie Susse Frères :   https://sussefreres.com/

Interview d'une collectionneuse d'art

Vous n’êtes peut-être ni une grande fortune, ni un poids-lourd du monde de l’art, ni une célébrité… Vous ne vivez sans doute pas dans une immense demeure décorée de peintures inestimables. Vous aimez peut-être simplement l’art, avec peu ou pas d’expérience dans l’acquisition d'oeuvres. Mais cela ne veut pas dire que vous ne pourriez pas devenir un collectionneur d’art ! Si vous êtes actif, cultivé, que vous aimez l’art et les belles choses, alors pas de raison d’avoir peur de commencer une collection, vous pouvez décorer votre intérieur comme un pro, même si vous ne faites que débuter. Pour cele nous avons questionné l'une de nos collectionneuse, un grand merci à Anne.

Pourquoi collectionnez-vous?

Pour me souvenir de moments, chaque œuvre  me rappelle un lieu ou une personne et aussi parce que j’ai une mémoire visuelle.

Quand avez-vous commencé à collectionner?

En regardant des catalogues de vente et en me rendant à Drouot avec mes parents.

Quels sont vos artistes favoris chez Première Oeuvre?

Les artistes que j’ai achetés, Sylvie Duval, Alexandra Pozzo di Borgo et Raphaëlle Boutié.


Quel est votre travail préféré dans votre collection?

Ce que j’aime c’est trouvé des similitudes entre plusieurs objets et les faire dialoguer.

Pourquoi la collection d'art est-elle importante pour vous?

Pour rendre la vie plus gaie  et légère.


Comment choisissez-vous l'art que vous collectionnez?

Au coup de coeur!


Avez-vous un objectif avec votre collection?

Partager ma maison avec de belles toiles qui m’accopagnent au quotidien.

L'art que vous possédez est il un reflet de vous et comment?

C’est à vous de me dire!
J’espère que l’on se sent bien chez moi.
 

 

 

 

 

Agnès Desplaces et la fémenité en peinture

La féminité est l’ensemble des caractères anatomiques et physiologiques propres à la femme, précise froidement le Larousse ; comment la représenter alors ?
Chez Agnès Desplaces, la délicatesse n'a rien de superficiel, elle est l'expression d’une haute exigence. Et c’est probablement parce qu’elle n’est pas perceptible que les artistes ont toujours tenté de la décrire.
C’est cette perception qui nous interroge: comment parler de féminité et de délicatesse dans la peinture sans tomber dans un discours mièvre ou féministe?
Nous avons donc questionné cette artiste pour nous raconter cet aspect de son travail.


Anne Sirot : La féminité nécessite-t-elle la représentation d’un sujet féminin ?
Agnès Desplaces : La femme et la féminité : étrange qu’il puisse exister une distinction entre ces deux termes. Il est vrai que le concept de féminité n’est pas clair et qu’être une femme n’est pas conceptuel.
Je pense que la féminité est au pluriel, elle n’a ni une forme unique, ni un visage unique, elle s’exprime en chaque femme et sans aucun doute l’aspect esthétique comme révélateur tient une place de plus en plus importante.
A.S. : La position des sujets de dos renforce-t-elle le charme indéfinissable de ces femmes ?
A.D. : Je ne pense pas que la position de dos ait un rapport direct avec le charme qui peut se dégager de certains personnages. Seulement elle renforce le mystère de leurs présences et convoque l’imaginaire de chacun selon son propre vécu. Quand le modèle tourne le dos, c’est une manière d’exprimer une sensualité très chaste et respectueuse de l’intimité de la femme.
A.S. : Ces silhouettes sont à peine esquissées et pourtant très présentes, de cette dualité naît-il un questionnement sur ces femmes et leurs mystères ?
A.D. : Je brosse rapidement les lignes et les contours pour donner l’impression d’une femme observée, surprise et ainsi permettre à chacun de suggérer et de construire son propre possible. Mais c’est plutôt les multiples instants accumulés qui font la narration de la toile, et qui permettent l’expression du questionnement, transférant à ces silhouettes féminines toujours éphémères un certain mystère.
A.S. : Les couleurs et nuances utilisées participent-elles à l’évocation de la féminité ?
A.D. : Oui, très probablement car les couleurs ne sont-elles pas aussi des émotions ? La toile est en constante métamorphose, elle garde les strates et les traces d’une mystérieuse alchimie : d’abord la peau aux tons aussi laiteux qu’ambrés et ensuite toutes les matières où les pigments se déposent qui confèrent un mouvement calme et sensuel.

La ligne, le tracé en peinture

Dimanche 26 février de 15h à 19h Raphaëlle Boutié vous a proposé ses travaux les plus récents autour du tracé et de la ligne:  TRAITS  à la galerie Olivier Nouvellet. L'occasion de saisir cet aspect de son travail. Vanités, paysages découpés ou rochers simplement délimités le trait n’est pas ici envisagé comme un simple contour, quand il cerne une surface peinte. Mais comme l'espace de son parcours qui peut ouvrir à une toute autre sensation: le trait devient alors matière et sa force trouve une expression.
La vivacité de l’esprit et du geste, tout doit être dit rapide et rien n’est superflu. Le trait juste et poétique d'une peintre imprévisible,  jaillit sans contrainte, fulgurant et construit, paroxystique et retenu.

"Un trait n’est pas une simple ligne. Il est l’incarnation même du souffle." François Cheng,

A retrouver sur le site de la galerie PREMIÈRE OEUVRE ou à la galerie Olivier Nouvellet : 19 rue de Seine Paris 6éme le 26 février de 15h à 19 h.