MAI

Portrait d’Élise lefebvre, céramiste

Au blanc du plâtre et aux bruns des terres, elle mélange les couleurs et les motifs des tissus restés au fond de ses poches. Avec ce mélange particulier, elle a su se créer une identité certaine.

La curiosité est un joli défaut, qui tout au long de son parcours lui a fait rencontrer des personnages hors-normes tels que Guy Eliche modeleur mouleur, Nestor Perkal, directeur du Craft et Valéria Polsinelli, céramiste.

Depuis juillet 2004, installée dans son propre atelier à Limoges, elle y continue ses recherches autour de l’art de la table et des bijoux.

Ses collections aux formes simples et épurées s’empilent pour un moment sur les étagères et colorent l’atelier de pois, de rayures ou de motifs floraux. Ces  créations sont produites en petites séries.

 

Osez les grands formats

Quel est le point commun entre les oeuvres La ronde de nuit (Rembrandt) et Guernica (Picasso)? Vous êtes certainement restés étonné en les contemplant pendant de longues minutes la première fois que vous les avez vu en vrai, et vous vous en souviendrez pendant longtemps.

Une des raisons pour lesquelles ces peintures vous ont mis dans un tel état, c'est qu'elles ont des dimensions très importantes, elles sont ce qu'on peut appeler des peintures "grand format" que vous auriez du mal à exposer dans votre salon.

Heureusement, la peinture grand format peut tout de même prendre des dimensions plus modestes tout en gardant ce parti pris esthétique qui ne manque jamais de retenir l'attention de son spectateur. Les artistes le savent depuis toujours, la proportion est une des composantes majeures de la perception esthétique et une oeuvre aux dimensions importantes commande forcément une approche différente de la part du spectateur.

La galerie Première Oeuvre vous propose une sélection d’oeuvres contemporaines de grands format qui sera trouver une place chez vous.

 

Tableau Delphine de Luppé

Le mouvement Arts & Crafts

Le mouvement artistique Arts and Crafts — Arts et Artisanats – est fondé en 1862, en Grande-Bretagne, par le théoricien et décorateur William Morris. Il s’oppose aux méfaits de la révolution industrielle, à ses ravages humains et esthétiques qui excluent la main de l’artisan. William Morris prône la renaissance de l’artisanat, l’union de tous les arts et l’art pour tous. Entouré d’architectes, notamment Webb, Shaw et Voysey, des peintres préraphaélites dont Rossetti et Sir Burne-Jones, puis de l’illustrateur Crâne, il vise à mettre la technique industrielle au service de l’artiste-artisan.
Arts and Crafts, forge des principes comme la joie au travail ; l’unité des arts (art et industrie, art et artisanat) ; le régionalisme ou le respect des cultures locales ; l’intervention de l’artiste-artisan dans toutes les étapes de fabrication de son œuvre, etc. William Morris privilégie le beau et l’utile, la forme et le matériau des objets, et son intégration dans l’environnement.
Les Arts and Crafts concernent principalement l’architecture et les arts décoratifs. William Morris se réfère à l’architecture médiévale, rurale du XVIIe siècle. Les matériaux régionaux et naturels (brique, bois, etc.) s’intègrent au paysage. « Le message parlera de la nature et de l’homme, d’ordre et de beauté, mais où tout sera douceur. simplicité liberté, confiance et lumière », Lethaby, architecte du mouvement.
Les arts décoratifs concernent l’aménagement et le décor intérieurs : céramique, vitrail, papier mural, textile, affiche, mobilier, ferronnerie, joaillerie, émail, etc. Certains témoignent d’un goût éclectique et foisonnant.

Les notions hier désuettes de savoir-faire, de métier, de geste, de transmission, sont de retour de nos jours mais dans une vision contemporaine. Pour William Morris et ses disciples, l'art ne réside plus dans l'apparence, mais dans la dignité du processus d’élaboration.
L'influence de William Morris et du mouvement Arts and Crafts sur l'Europe des arts appliqués et sur le design reste, encore, sous-estimée en France, alors qu'elle était reconnue dès les années 1960.
Aujourd'hui, on constate un désir assez général de ne plus se laisser enfermer dans ces catégories. Art, design, métiers d'art, architecture, graphisme, voire mode, ont commencé à se parler.
 
 

De l'exposition Balenciaga, l'oeuvre au noir, à l'utilisation du noir dans l'art

Le Palais Galliera présente au musée Bourdelle, du 8 mars au 16 juillet 2017, l'exposition "Balenciaga, l'oeuvre au noir", rendant hommage au couturier et à son travail autour de sa couleur ou non couleur de prédilection: le noir.

L’ importance des proportions, noir drapé, noir et blanc, jeux de lumière, goût de l'épure : tous les aspects du travail et du savoir-faire du couturier espagnol sont passés au crible.
Le noir est bien évidemment plus qu'un fil rouge avec toutes les nuances apportées par Balenciaga : opaque, mate, transparent, brillant, ou lumineux.

Le noir est considéré "privé de lumière", plongé dans l’obscurité. Autrefois en écriture le blanc s’imposait du fait des supports foncés, mais dès l’inversion due à l’invention du papier, les traits noirs se sont imposés sur fonds clairs.
De nos jours nous nous sommes appropriés cette couleur et certains peintres comme Soulages considère qu’ un tableau en blanc et noir exclut les couleurs qui l'entoure. Dans une toile abstraite c'est toute l'expérience du monde qui est concernée. Il dit son amour du noir, et les réactions qu'il créée avec le blanc.

A la galerie nous vous proposons d’explorer les passerelles qui existent entre les différents domaines de l’art ainsi les céramique d’Alison Thirion, les encres sur papier de Sylvie Duval ou le travail du goudron chez Renaud Barse le noir est par sa profondeur le lien qui permet l’expression d’une présence et d’une densité assumée.
Par le même principe, le dessin comme la peinture s’effectuant sur fonds blancs, la couleur noire devint privilégiée, d’autant qu’elle permet de mettre en avant (en lumière) le motif et rend bien les ombres.


Alors n’ayez plus peur du noir!